Lycéen·nes, étudiant·es, salarié·es du public comme du privé, retraité·es : on marche ensemble pour les salaires et le pouvoir d’achat, pour des moyens pour nos services publics, et pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité.
Aux côtés du mouvement lycéen et de l’intersyndicale CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU, dans le respect de l’indépendance de chacun.
Le Cortège est une manifestation en ligne. Il permet à celles et ceux qui ne peuvent pas être dans la rue (distance, santé, travail, enfants, sécurité) de manifester quand même leur soutien, et d’être compté·es.
Ta pancarte est enregistrée : elle reste dans le cortège et dans le compteur même après que tu as fermé la page. Tu peux la modifier ou la retirer à tout moment.
Survole le cortège pour le mettre en pause.
Ta pancarte montre qui tu es et pourquoi tu marches. En la publiant, tu es compté·e pour la manif du samedi.
2 345 000
C’est le nombre de personnes mobilisées qu’il faudrait en France pour que le pouvoir ne tienne plus. Soit 3,5 % de la population.
Les politologues Erica Chenoweth et Maria J. Stephan ont analysé 323 mouvements de contestation dans le monde, entre 1900 et 2006 (Why Civil Resistance Works, 2011).
Première découverte : les mouvements non violents ont réussi dans 53 % des cas, contre 26 % pour les mouvements violents. Deux fois plus. Parce qu’un mouvement pacifique n’exige ni arme ni condition physique, il rassemble beaucoup plus de monde.
Seconde découverte : aucun gouvernement de leur étude n’a résisté à un mouvement capable de mobiliser 3,5 % de sa population au pic de la contestation. En France, 3,5 % de la population, c’est 2 345 000 personnes.
Le 5 novembre, nous étions 1,6 million dans la rue selon la CGT (575 000 selon le ministère de l’Intérieur). Il manque encore des centaines de milliers de personnes.
Beaucoup d’entre elles soutiennent le mouvement mais ne peuvent pas descendre dans la rue : enceintes, malades, en situation de handicap, parents sans solution de garde, au travail le samedi, trop loin d’un cortège, ou exposées aux violences et aux gaz lacrymogènes. Pour elles, descendre dans la rue, c’est prendre un risque qu’elles ne peuvent pas prendre. Leur soutien est réel, mais il ne se voit nulle part.
Le Cortège sert à rendre ces personnes visibles et à les compter. Atteignons ensemble les 2 345 000.
Ces chiffres sont repères, pas une addition officielle : la recherche de Chenoweth et Stephan porte sur la participation physique, et le seuil de 3,5 % est une observation historique, pas une loi. Les chercheuses rappellent elles-mêmes qu’il connaît des exceptions.